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M. Boistard a publié en i 8 o 4 (i) des expériences faites danscette vue. Il en est résulté que l’adhérence du mortier est pro-portionnelle à la surface; que le temps après lequel on détacheles pierres influe peu, à moins qu’il ne soit extrêmement long,sur la valeur de cette adhérence , qui est presque aussi grandeaprès le premier mois qu’après les premières années ; quelle peutêtre évaluée à 6960 kilogrammes par métré quarré pour lemortier de chaux et sable, et à 3 yoo kilogrammes pour le mortier * *£-de chaux et ciment, ces valeurs ne pouvant être regardées quecomme des résultats approchés , parce qu’elles doivent néces-sairement varier beaucoup , en raison des qualités des matièresdont les mortiers sont composés (2). La grande supériorité dumortier de sable sur celui de ciment j qui au bout d’une année setrouve encore plus considérable, n’existe pas quand ces mortierssont employés sous l’eau. On sait que, dans ce dernier cas, lemortier de ciment contracte très-promptement une forte consis-tance, tandis qu’il n’en est pas de même de l’autre.
A l’égard du frottement, M. Boistard a également cherché àdéterminer ses effets, et il a trouvé que le rapport du frottementà la pression était constant, et qu’en prenant la plus petitevaleur donnée par les expériences, ce rapport pour une pierrepiquée ou bouchardée glissant sur une pierre semblable, ou, cequi est a-peu-près la même chose, sur une superficie de mortierdurcie à l’air, était égal à 0,76 , ou environ quatre cinquièmes.
En considérant l’équilibre des voûtes sous ce nouveau pointde vue, on trouve pour les culées des épaisseurs différentes de
(1) Expériences sur la main-d’œuvre de différents travaux, etc. page 5 1.
(a) Voyez la note seconde, à la fin du chapitre.
4a.