26 TRAITÉ DE G» ES . OPÉRATIONS MILIT.
Souham qui n’était arrivé qu’à Dottignies, futrappellé au secours deCourtray, vivement pressépar les Autrichiens. Souham revint le 11 maiau matin; alors, Pichegru ordonna qu’il fut faitun effort combiné sur le corps de Clairfayt,pendant que Macdonald, passant la Lys versMenin , le prendrait à revers.
Ce combat qui commença à 3 heures du soir,fut du nombre de ceux qui firent le plus d’hon-neur aux deux partis. Clairfayt avait pris unefort bonne position, aboutissant par ses deuxailes aux chaussées de Bruges et de Menin ; onne pouvait y arriver que sur deux points bat-tus par toute son artillerie. Les Français dé-bouchèrent deux fois avec courage, parvinrentà se former et furent deux fois chargés et cul-buttés. À la troisième attaque ils réussirent às’établir conti'e la gauche des Autrichiens. Oncombattit néanmoins jusqu’à 10 heures du soiravec acharnement; Clairfayt voyant alors qu’ilavait à faire à trop forte partie se retira dansla nuit sur Thielt . Ce combat coûta A millehommes aux deux partis.
Ainsi, pendant un mois entier, on se battitdepuis Luxembourg jusqu’à la Mer du nord,avec un acharnement, qui offre peu d’exem-ples. Jamais l'histoire moderne n’offrit des mou-vemens aussi multipliés et des scènes de carnage