CHAPITRE II.
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un peu décisive pour l’armée française , toutesles positions, entre cette rivière, la Mer du nord , et la barrière des places fortes, seraientun peu aventurées.
Le prince de Cobourg se décida donc, àpartir de Tourna)', le 20 juin, avec tout ce quirestait de troupes autrichiennes, pour marcherau secours de Charleroi , et livrer une batailledécisive; tandis que le duc d’Yorck resteraitavec les troupes anglaises, hanovriennes et quel-ques bataillons autrichiens vers Tournay , pourse lier avec Clairfayt. Cette mesure ne contri-bua pas peu à augmenter la mésintelligencequi régnait entre les généraux anglais et au-trichiens, elle fut le prélude des malheurs sansnombre qui accablèrent les deux années pen-dant toute cette campagne. Conformément àces dispositions, toutes les administrations, etles équipages appartenant au quartier-géneraldes autrichiens, fui'ent dirigés sur Bruxelles .
Le prince de Cobourg marcha le 21 juin àAth; le 22, aux environs de Nivelles , où il seréunit à l’aimée de la Sambre. Par une fata-lité, qui semblait présider à toutes les entrepri-ses de ce général, il retarda jusqu'au 26 juin,d’attaquer les Français pour sauver Charleroi ,dont le commandant, se croyant sans espoir desecours, avait enfin capitulé le 25. Il parait