CHAPITRE II.
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leurs efforts ; la gauche, sous le prince d’Orange,appuyant au Piéton vers Thuméon et Gosselies,le centre sur Wagné et Fleuras, la droite surLambusart: cette ligne n’avait pas plus de troislieues, et se rétrécissait bientôt à deux, on n’au-rait point eu la gauche de l'ennemi à combattre,et on aurait, dans tous les cas, sauvé les com-munications sur Louvain et Tirlemont ; tandisqu’en pox'tant ses efforts sur la droite, vers.Tras-segnies et Fontaine-Lévèque, on pouvait perdretoutes ses communications.
Quoiqu'il en soit ; le général Jourdan dut êtreenchanté que l’ennemi s’en allât au moment oùla victoire, semblait vouloir se déclarer pour lui,et il fît poursuivre la côlonne de Kaunitz par legénéral Dubois avec la cavalerie. . Une chargeeut lieu vers St. Fiacre; on a dit, quelle avaitdécidé la victoire, et cela n’est pas exact : toutétait déjà en retraite par ordre, lors qu’elle futtentée ; elle n’aboutit qu’à faire tuer du monde ;on fît peu de prisonniers.
L’armée française resta dans ses positions re-tranchées ; celle de Cobourg se retira sur Nivel les , d’où elle porta un corps à Roeulx, le grosà Mont-St. Jean près la forêt de Soignes, lagauche vers Jemmape et Gembloux . La perte futà-peu-près égale, on peut l’estimer à 4 millehommes hors de combat de chaque côté.