CHAPITRE II.
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avec les Hessois et les Anglais à Asche ; le géné-ral Clairfayt devait camper à Bodeghem ; leprince d’Orange devait marcher à Tubize prèsde Hall. L’armée principale devait rester à soncamp de Mont-St. Jean, et Beaulieu conservaitaussi ses positions.
Les alliés avaient trouvé là un triste remèdeaux revers multipliés qu’ils avaient essuyés. Leseul moyen qu'il y aurait eu de tenter quelquechose, après la bataille de Fleuras, était deprofiter de la marche de Pichegru sur Bruges ,pour opérer une concentration en masse, et at-taquer Jourdan, avec toutes leurs forces réu-nies. Ce n'était pas en prenant une positionmoins étendue, mais néanmoins toujours tropmorcelée , et en restant en place par détache-mens, que l’on pouvait espérer de remédier àdix défaites.
Dans le fait : ce projet qui devait être exécutéle 5 juillet, ne le fut qu’en partie ; on ignorece qui y mit obstacle ; il est à présumer quece furent fcs mouvemens des Français . Il estassez singulier qu’une armée en présence del’ennemi, fasse le 1 juillet des projets de mou-vemens pour le 5. Cette monstruosité militaireest encore un des mille inconvéniens des divi-sions isolées et des lignes étendues ; il faut quele temps fixé pour l’exécution , soit assez reculé,