132 TRAITÉ DE G DFS . OPÉRATIONS MILIT.
auxiliaire de 20 mille hommes, auquel il s’étaitengagé ( 1 ).
Déjà le général Koehler, avec une petiteavant-garde, avait pris la route rétrogradede Coblence , lorsque ces tristes négociationsfurent terminées. Alors l’armée prussienne sedécida à rester, et elle reçut bientôt de nom-breux détachemens qui reportèrent ses corpsau complet ( 10 mai). L’armée était com-posée de 16 régimens de ligne, 10 bataillonslégers, un bataillon de gardes, un de chasseurs;en tout 60 bataillons et 85 escadrons, qui,avec les Saxons pouvaient faire 50 à 55 millehommes.
Quoiqu’on eusse dù être en mesure, dès lespremiers jours d’avril, pour opérer par Trêves ,sur Luxembourg et Sedan , de concert avec lagrande armée autrichienne ; il eût été encoretemps d’y marcher vivement dans le milieu demai : on aurait dù attaquer alors l’armée dela Moselle, et Jourdan ne serait pas venu, unmois après, livrer à Fleuras une bataille quidécida du sort des pays-bas.
Au lieu de prendre ainsi une direction con-centrique, pour former une masse centrale,
( 1 ) Plusieurs relations de cette campagne ont assuré ,que la moitié de l’armée prussienne était effectivementpartie , mais cela est faux.