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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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CHAPITRE VI.

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à larmée espagnole . Tel fut le brillant résultatdun mouvement bien combiné sur le point déci-sif de la ligne ennemie, et qui serait devenu bienplus important encore, si, au lieu de débusquerles Espagnols de St. Clément etEspolla, la gau-che s'était liée vers Vilarnadal avec les troupesqui longeaient la Mouga. La totalité des for-ces françaises, victorieuse de la gauche et dunepartie du centre des Espagnols , aurait prévenuà Peralda leur droite qui serait restée en lairà St. Clément et Espolla, sans aucun espoir deretraite. On ne pouvait avoir aucun motif dex-poser le général Sauret vers ce dernier point,pour en chasser lennemi, quil eut beaucoupmieux convenu dy laisser; car si le centre desEspagnols , de concert avec leur droite, avaitsu manœuvrer vivement contre ce général, lesFrançais auraient pu se repentir de lavoir isolédu point principal, contre toutes les règles etcontre leurs véritables intérêts.

La campagne fut terminée par le siège deRoses, qui ne se rendit que le A janvier; legénéral espagnol Urrutia ne put y mettre au-cun obstacle, il eut même assez de peine àréorganiser une armée.

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