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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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CHAPITRE VII.

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Je ne dirai plus l'ien de lexpédition de Hol-lande, elle fut faite à propos et bien dirigée,nous avons vu par la relation, combien ce paysfut mal défendu. Les troupes françaises sy cou-vrirent dune gloire immortelle par leur courageet par leur dévouement à supporter les dangers,les privations et les fatigues. Les généraux ysoutinrent et accrurent leur réputation.

Observations sur les opérations des arméescoalisées.

Jai déjà dit dans la 5 e . partie que les lignesdopérations les plus avantageuses pour les alliés,étaient celle de Luxembourg par Mézières surRheims, et celle de Maubeuge par Avesne surLaôn (l), si cette dernière n'était pas la plusavantageuse pour les Autrichiens, dans lhypo-thèse du point de départ du Rhin , elle létait

(1) Je nindique cette dernière ligne quà cause du ras-semblement effectif de la plus grande masse des allie's enFlandre .

Les deux bonnes lignes primitives e'taient pour les alliéset les Prussiens celle de Luxembourg sur Verdun . LesAutrichiens ayant leurs bases naturelles à Philipsbourg etKehl , devaient prendre la ligne concentrique de Nancy etBar-le=Duc pour se lier avec eux. Cela eut été toujoursmieux opérer que de courir à Nieuport et à Ypres , lonséloignait de sa base et de son but pour chercher desobstacles et la ligne des places fortes.