CHAPITRE VII.
199
Au lieu de venir prendre la ligne d’opérationintérieure, dont nous avons parlé plus haut, etqui se trouve figurée dans le carré au commen-cement de ce chapitre (e.f). On a vu par lerécit des opérations que l’armée impériale pritune position sur un front immense, ayant 5 à6 corps défensifs, au moment où elle voulaitentreprendre des opérations offensives; pendantque l’année prussienne et alliée au lieu de selier à elle prenait une direction divergente enremontant le Rhin , et en se portant jusqu’auxfrontières de l’Alsace .
Les détails d’exécution, de chaque opération,furent aussi défectueux que le plan général étaitcontraire aux règles de l'art. Plutôt que d'in-vestir Landrecy le 17 avril, par huit colonnesexcentriques, il aurait fallu combiner la marcheconcentrique de deux masses de -40 mille hom-mes chaque, pour donner simultanément sur lecentre de l’année française, qui eût essuyé unegrande défaite et aurait pu être enlevé.
Clairfayt était à cette époque inutile dans laFlandre, que les Français n’auraient pas enva-hie, si 110 mille hommes eussent gagné unegrande bataille sous Landrecy, et poursuivi vi-vement le centre de leur armée. L’invasionde la Flandre n’était à craindre que parce queClairfayt y était isolé et pouvait être compromis ;