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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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CHAPITRE VII.

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Au lieu de venir prendre la ligne dopérationintérieure, dont nous avons parlé plus haut, etqui se trouve figurée dans le carré au commen-cement de ce chapitre (e.f). On a vu par lerécit des opérations que larmée impériale pritune position sur un front immense, ayant 5 à6 corps défensifs, au moment elle voulaitentreprendre des opérations offensives; pendantque lannée prussienne et alliée au lieu de selier à elle prenait une direction divergente enremontant le Rhin , et en se portant jusquauxfrontières de lAlsace .

Les détails dexécution, de chaque opération,furent aussi défectueux que le plan général étaitcontraire aux règles de l'art. Plutôt que d'in-vestir Landrecy le 17 avril, par huit colonnesexcentriques, il aurait fallu combiner la marcheconcentrique de deux masses de -40 mille hom-mes chaque, pour donner simultanément sur lecentre de lannée française, qui eût essuyé unegrande défaite et aurait pu être enlevé.

Clairfayt était à cette époque inutile dans laFlandre, que les Français nauraient pas enva-hie, si 110 mille hommes eussent gagné unegrande bataille sous Landrecy, et poursuivi vi-vement le centre de leur armée. Linvasionde la Flandre nétait à craindre que parce queClairfayt y était isolé et pouvait être compromis ;