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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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202 TRAITÉ DE G nES . OPÉRATIONS MIL1T.

lopération la plus avantageuse et la plus sûrequi se soit jamais présentée à la guerre.

Lidée denvoyer le général Erskine avec septbataillons devait marcher toute larmée,prouve combien les faiseurs de projets, danslarmée alliée, avaient le coup-dœil rétréci. Ilsont toujours fait la guerre aux places, aux riviè-res et aux camps, sans vouloir juger quil fautcommencer par la faire aux corps organisés;quand ceux-ci sont battus, dispersés ou enlevés,les conquêtes sont faciles et rapides.

Loin dopérer un effort décisif, sur les trou-pes compromises de Souham et de Moreau,nous avons vu comment Clairfayt les attaquaisolément le 30 avril. Il renouvella ses tentati-ves le 10 et \ i mai avec son corps seul, quoi-quil ne fut qu'à 5 ou 6 lieues du duc dTorck:Cétait envoyer des braves gens à la boucherie,et si la position des Français leur eut permis depoursuivre Clairfayt, sans crainte de sengagerimprudemment sur Bruges , ce corps eut étédétruit.

Je ne métendrai pas sur l'affaire singulière deTurcoing. Tout ce que lon peut dire de plusfort, contre les combinaisons, et lexécutionde cette bataille, *du côté des alliés, cest de lesprésenter telles quelles lurent. On chercheraitvainement dans lhistoire rien de plus mal concerté.