CHAPITRE VII.
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de 40 mille Hollandais, abritée par 6 grandsfleuves, et appuyée par vingt places fortes,toutes plus redoutables les unes que les autres.Il ne sera pas moins incroyable, que ces 20places soient tombées dans trois mois, devantces mêmes Français qui n’étaient pas beaucoupplus nombreux que leurs garnisons réunies. Maisce qu’il y a de plus fort, c'est que tout cela s’estopéré sans bataille, presque sans effusion desang, et par de simples affaires d’arrière - gardecontre des tètes de colonnes, quelques placesfurent prises par des corps de siège qui souventn’étaient guères plus forts que la garnison (1).
De tels événemens sont au - dessous de toutecritique, telle amère qu’elle puisse être. Je suiséloigné cependant d’accuser les chefs supérieursdes armées alliées de manquer de courage: ilsen avaient comme Daun et comme Soubise;mais ils manquèrent totalement de genie mili-taire , et surtout de cette force d'àme, de cetteénergie dans le conseil qui dicte les grandesrésolutions et qui est la première vertu d’uncapitaine.
Il faut savoir être calme, ferme impassiblesur le champ de bataille comme sur sa carte,
(1) Heusden a été attaque par 1000 hommes et Gertrui-denberg par 2 mille. Les garnisons étaient plus nombreu»ses : il n’y eut aucune bataille depuis la séparation du ducd’Yorck des Autrichiens.