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Traité de grandes opérations militaires ou relation critique et comparative des campagnes de Frédéric et de l'empereur Napoléon : avec un receuil des maximes les plus importantes de l'art de la guerre, justifiées par les actions de ces deux grands capitaines : sixième partie contenant la campagne de 1794 / par le Baron de Jomini
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CHAPITRE VII.

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de 40 mille Hollandais, abritée par 6 grandsfleuves, et appuyée par vingt places fortes,toutes plus redoutables les unes que les autres.Il ne sera pas moins incroyable, que ces 20places soient tombées dans trois mois, devantces mêmes Français qui nétaient pas beaucoupplus nombreux que leurs garnisons réunies. Maisce quil y a de plus fort, c'est que tout cela sestopéré sans bataille, presque sans effusion desang, et par de simples affaires darrière - gardecontre des tètes de colonnes, quelques placesfurent prises par des corps de siège qui souventnétaient guères plus forts que la garnison (1).

De tels événemens sont au - dessous de toutecritique, telle amère quelle puisse être. Je suiséloigné cependant daccuser les chefs supérieursdes armées alliées de manquer de courage: ilsen avaient comme Daun et comme Soubise;mais ils manquèrent totalement de genie mili-taire , et surtout de cette force d'àme, de cetteénergie dans le conseil qui dicte les grandesrésolutions et qui est la première vertu duncapitaine.

Il faut savoir être calme, ferme impassiblesur le champ de bataille comme sur sa carte,

(1) Heusden a été attaque par 1000 hommes et Gertrui-denberg par 2 mille. Les garnisons étaient plus nombreu»ses : il ny eut aucune bataille depuis la séparation du ducdYorck des Autrichiens.