214 TRAITÉ DE G DES . OPÉRATIONS MILIT.
La même observation est applicable à labataille de Juliers : jamais Clairfayt n’auraitdû recevoir une bataille dans des positionsaussi décousues, il valait millefois mieux serassembler et attaquer, ou rester concentrésous Juliers .
Quant à l’inconcevable faute d’avoir laisséles Français pendant deux mois à Trêves , elleappartient surtout aux Prussiens. Nous n’avonsrien à ajouter à ce que nous avons dit sur lesopérations de cette armée. Il est temps depasser à la relation de la campagne de 1795,bien moins fertile en événemens que celle - ci ;mais qui prouva d’autant mieux ce que l’onaurait pu faire en 1794 si on avait appliqué lesprincipes de l’art consacrés depuis des siècles,au lieu des beaux rêves de Lascy.