220 TRAITÉ DE G DES . OPÉRATIONS MILIT.
estimait à 170 mille hommes le nombre destroupes d’autriche et des cercles qui garnissaientcette longue ligne, et je ne crois pas que cecalcul soit exagéré.
Soit qu'on eut entamé des négociations àcette époque, soit qu’on se fut occupé despréparatifs pour remettre les armées en état,une cessation d’hostilités avait eu tacitementlieu, et les deux partis cantonnèrent en repos.jusqu’au mois de juillet; les Français en pro-fitèrent pour continuer le blocus de l’importanteplace de Luxembourg qui se rendit enfin parfamine le 5 juin ; la garnison forte de 10 millehommes fut prisonnière.
Au milieu d’aoùt la droite des Impériauxcommandée par Werneck, occupait plusieurscamps retranchés sur la ligne entre le Maynet la Wupper, elle n’étoit que de 20 à 25mille hommes ; les plus grandes forces avaientremonté le fleuve; Clairfâyt avait son quartier-général à Gros-Gerau; une armée formidablese rassemblait sur le Haut-Rhin vers Fribourgaux ordres du general Wurmser; on y comptaitprès de 80 mille hommes, sans le corps deConfié qui était assez nombreux vers Muhl-heim. Il paraissait que le théâtre des grandesopérations allait être transféré sur ce point,ou Wurmser vint prendre le commandement