CHAPITRE VIII.
225
le 20 septembre par un conseiller de l’électeurde B.aviere, mit cette place au pouvoir desFrançais sans coup férir, et les Autrichiens,qui n’eurent pas la fermeté de s’opposer àcette reddition, ou la prudence de la prévenir,brûlèrent la ville, un mois apres, pour lareprendre.
La prise de Mannheim et la crainte deperdre ses communications avec l’armée duHaut - Rhin , décidèrent Clairfayt à quitter laposition de la Lahn et à occuper celle duMayn ; il repassa cette rivière les 22 et 23, etprit position, la droite vers Aschalfenbourg, lagauche vers Francfort . L’armée de Sambre etMeuse cerna Mayence.
Clairfayt voulant opérer concentriquementavec Wurmser marcha le 24 a Heppenheim où il reçut déjà la nouvelle d’un avantageconsidérable remporté sur les Français versHeidelberg . En effet, apres l’occupation deMannheim , Pichegru avait porté la divisionDufour sur Heidelberg : Le général Quasdano-wich y fut attaqué le 24 dans sa position avan-tageuse près de Schriesheim et Wibligen ; maisapres une affaire très-vive les Français furentforcés à se replier sur Mannheim , avec pertede 1200 hommes, hors de combat, le généralDufour y fut fait prisonnier. Le résultat le
16