CHAPITRE VIII.
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sur la Meuse en 1794, le gouvernement autri chien ne setait pas mis en mesure d’avoir unearmée complète et nombreuse au mois de mars1795, ce serait une faute impardonnable et ondoit supposer qu’il le fit : En admettant doncque les armées eussent été en état d’agir à cetteépoque, on peut juger ce que 180 mille hom-mes , passant le Rhin sous Majence et Ehren-breitstein, gagnant la droite de la longue lignede Jourdan et le rejetant par Juliers sur laBasse - Meuse , eussent pu produire de change-ment dans la face de l’Europe . On prétendrapeut-être que l’armée de Pichegru aurait puvenir au soutien, mais cela ne serait pas juste;la garnison de Mayence, celle de Luxemboui'g,jointes à un bon corps d’observation laissé àTrêves , lui auraient disputé le passage de laMoselle assez long-temps pour quelle arrivâttrop tard : D’ailleurs, pour répondre à cetteobjection, il suffit de se rapeller l’impuissanceque doivent nécessairement avoir deux partiesisolées au loin, contre une masse centralepareille, ayant tous les avantages du terreinpour elle dès ses quatre premières marches,et qui était supérieure à ces deux parties,lors même quelles eussent été jointes.
Il eût été sans doute dans les choses pos-sibles que ce projet ne réussit pas parfaitement,