260 TRAITÉ DE G DES . OPÉRATIONS MILIT.
toujours les débris des deux armées battues,comme l’empereur Napoléon le fit, quelquesmois plus tard, après la bataille deMillesimo;au lieu d’en tirer un parti semblable, on secontenta de posséder tranquillement la rivièrede Gênes et les sommités des monts jusqu'auxsources de l’ürba.
Je ne ferai pas de longues observations surces opérations ; le lecteur, en jetant un coup-d’œil sur la carte, aura vu que les combinai-sons furent absolument les mêmes que celles dela campagne précédente. On fit avec achar-nement une guerre de postes qui ne menait àrien. Les Autrichiens, supérieurs dans lespremiers mois de la campagne, auraient pufaire repentir le général Kellermann d’avoirtrop étendu sa droite vers Yado ; ils n’auraienteu qu’à rassembler leurs forces vers Garessio,s’j lier avec l’armée de Colli, et porter -40 ouA5 mille hommes par Zuearello sur l’Arossia,ou par le col de Bardinetto sur Borghetto,Melogno et Saint-Jaques ; la gauche des Fran çais eût été isolée et rejetée sur le col deTende , le centre sur Albenga, ou même surOneille, tandis que la droite en l’air à Vado,eût été privée de toute retraite.
Les combats partiels de Yado, de Campodi Piétri et de Borghetto, nous offrent sans