PRÉLIMINAIRE. xj
•des plantes, tout parle au Minéralogiste,tout est à ses yeux un sujet de crainte »d’attente , & d’espérance : ce sont des étu-des continuelles. La jouissance du bien pré-sent le satisfait fans l’enyvrer, parce qu’ilfait qu’elie peut lui échapper. Cette mêmeinconstance promet austì un terme prochainà son inquiétude , quand il est dans le casde deíìrer. II ne redoute pas ces vents fu-rieux qui soulèvent les ondes, enfantentdes naufrages, & ensévelissent au sein desmers la récompense de vingt ans de tra-vaux ; les grêles dévastatrices, qui détrui-sent dans un instant, sous les yeux du cul-tivateur désolé, les moissons, feule ressourcecontre le plus affreux des tourments, le be-soin ! II ne redoute pas le fléau des séche-resses , le ravage des inondations , le ve-nin lâche de l’Epizootie. Qui douteroitencore de cette compensation, n’a qu’à seressouvenir que jamais les Mineurs ne sontinfidèles à cette profession ; aucune autre es-pece de fortune ne les tente. Leurs moeurs,leur habillement, leur régime, diffèrent desmœurs, du vêtement, du régime des au-