xiv Discours
me on ne peut pas soupçonne! que ce soitun excès de prudence, chez une nationqui envisage tout avec beaucoup de sacslité , on est forcé de convenir que cettedéfiance a pour base un défaut de lumièresfur ce point. Si l’on exige que quelquesexemples appuyent cette réflexion, j’enchoisirai deux entre cent.
II y a quelques années qu’un particulierégalement habile & désintéressé, proposaau Gouvernement de faire du salpêtre, parun procédé diffèrent de celui usité enFrance. Cet homme disoit : „ Je vous pré-„ viens que ce n’est point un secret, que,, je n’ai rien inventé , & que je ne ferai„ que transporter chez vous ce qui se„ pratique dans tel Pays du Nord. En-,, voyez-y. Vérifiez mes Mémoires, & puis„ décidez-vous ”. On lui répond : nousavons déja eu beaucoup de semblables pro-positions ; nulle n’a réussi ; faites du sal-pêtre^ dan » nota» Arsomtl ^ nous vous lepayerons. II est cependant de fait, que, dansle Pays cité , on fait du salpêtre commeen France on seme du bled. Gr n ’est-st