sur la Minéralogie. izcoupés ; car les mines d’or ne font point parfilons. L’or est en grains ou en feuilles, ouattaché à des pierres, ou joint à d’autres mi-nes. Mais on a insensiblement épuisé le can-ton où la nature le formoit. Les mines quise donnent par filons, ne peuvent éprouverqu’après plusieurs siécles, ces épuisements. Etmême ce ne se roi t pas l’absence du métal quiferoit abandonner les travaux, mais la diffi-culté d’exploiter avec profit, quand le miné-rais ne l’enrichit pas en proportion des fraixqu’augmente la profondeur.
Si l’on juge de la force de ces objectionspar le prix que le vulgaire y donne, on trou-vera nos réponses insuffisantes ; mais si l’onfait attention qu’elles n’ont d’autre fonde-ment qu’un préjugé transmis de fiecle en sie_cle, on conviendra qu’il est inutile de com-battre des chimères.
Celui qui se propose d’entrer dans la car-rière , méprisant les vains bruits de la multi-tude, se pénétrera des vérités suivantes : qu’enAllemagne, en Suede, & en Angleterre, lesSouverains & les particuliers font de l’ex-ploitation des mines une source féconde derichesses; que là où l’on trouve des minérauxabondants , des forêts étendues , des eauxçérenaes , on peut former un travail utile;