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Essais sur la minéralogie et la métallurgie / par De Luchet
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48 Essais

Cette définition peut presque s’appliquertoute entiere à la Métallurgie. Elle doit k laChymie les procédés les plus furs & les plusingénieux. La liquéfaction , raffinage duplomb, ou, pour mieux dire , de l’argent, lapréférence du charbon au bois, n’ont pu Ctreimaginés ou adoptés , que d’après la connoif-sance du degré d’unìon entre les parties, dela fixité des métaux au feu, du degré quechaque métal exige. On retrouve plus fré-quemment encore les bienfaits de la Chymie,dans le traitement des demi - métaux, qui,étant plus composés, exigent plus d’art, plusd’opérations, pour être appropriés aux be-soins de la société.

C’est à la Chymie qu’on est redevable dulaiton, du bronze, du pinchbeik, du tombak ,de la maniéré d’allier l’or & l’argent ; des pré-parations mercurielles, du bleu d’émail, dela perfection de l’acier, du safran de Mars,du verd-de-gris, du minium, &c.

Si cette science n’avoit pas été, encore pluslong-temps que les autres, un amas d’erreurs,& la honte de l’esprit humain, (13) on auroitfait bien d’autres découvertes, qui vraisem-blablement sont réservées à notre siecle, &à ceux qui le suivront. 11s substitueront auchimérique espoir de faire de l’or, des ex-périences