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& des richesses étrangères , ne se livre pasà l'enthousiafme, & portera un coup d 3 œilphilosophique sur ce qu’il découvrira !
Les Voyageurs des derniers siécles ont dé-crédité ceux de nos jours ; & ceux-ci prou-vent encore assez souvent que c’eít un malêpidémique.
Peut-être les hommes ne sont-iîs aussi in-fidèles dans leurs narrations , que parce qu’iless plus aisé de surprendre l’imagination quede la satisfaire. 11 y en a si peu capables dcbien voir ! La vérité n’a qu’un point. 11 estfi naturel de rester en-deçà, ou d’aller au-delà !La premiere impreflìon ne laisse pas toujoursl’efprit assez tranquille pour bien nuancer lesobjets divers.
Tout ce qui est ancien ou extraordinaire,par exemple , est donné aux Romains. Si l'onen croit la traditions, il n’est point de minesen France dont ils n’ayent commencé lespremiers travaux. II est vrai qu’un peupledont les lits & les tables étoient d’argent, quirafraîchissent ses vins dans des vases d'or, &doroit les voûtes ou les plafonds de ses im-menses palais, ne devoit rien négliger pourfournir des métaux à un luxe aussi effréné.
II n’est point de préjugé absurde, de cou-tume barbare, de méthode vitieuse , qu’onn’ait