sur ia Minéralogie.. 65le chercher ; au-lieu que l’ignorance présomp-tueuse intrigue , se vante, éblouit, impor-tune , obtient.
En 1767, je hasardai quelques tentativespour réaliser ces trésors dispersés dans lesmontagnes. Je dois avouer, & je le publiefans peine, que c’est à mon inexpérience dansla forme des affaires, à une confiance malplacée dans ceux que j’employois , qu’il fautattribuer le défaut de succès de cette entre-prise , & non à sa nature ou à la rareté desmatières. Je vais dire ce que cinq ans du tra-vail le plus opiniâtre m’ont mis à mômed’observer.
En cela, comme en beaucoup d’autres cho-ses , l’abus des mots a produit une grande er-reur. C’est désigner les minières d’or par unterme trës-impropre, que de les appeller sa-bles aurifères. On a couclu de cette dénomina-tion, que ce qu’on voyoit briller dans le fableétendu fur le bord des fleuves , étoit de for.Erreur ! c’est du Talc, ou du Mica. L’or vé-ritable ne se volt point avant la lotion.
II se trouve dans quatre especes de terreins.Le premier est fur le bord des rivières ; le se-cond, dans des endroits qui leur ont servi au-trefois de lit, & depuis ont été recouvertspar le limon que déposent les inondations;
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