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Essais sur la minéralogie et la métallurgie / par De Luchet
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66 Essais

le troisième, est un terrein sablonneux, couvertde cailloux blancs ; le dernier, est fur le som-met de quelques montagnes (16). Ces qua-tre asyles de l’or en paillettes ou en rameaux,peuvent fournir chacun des observations cu-rieuses.

i°. L’or qui se trouve sur le bord des ri-vières, y est déposé par les inondations. Lapreuve en est, que la veille de l’inondation,il n’y a rien ; & que s’il y en a trois ou quatredans la même année, on fait trois ou quatrerécoltes. II faut que l’eau débordée reposeau moins deux jours ; car si , comme il arrivele plus souvent, l’inondation n’est que dequelques heures, alors il n’y a point de dépôt.Un endroit ne se couvre de paillettes, que lors-qu’il est garni de cailloux de sept à huit pou-ces de diamètre. Si le plan est fort incliné dftrès-uni, il n’y a rien à ramasser; pour donnerune idée de cette opération, choisissons unterrein des plus remarquables.

Lariviere de Cese, dans lesCévennes,est au-rifère, depuis un village qui se nomme Roubiac ,( situé à une lieue & demie de St. Ambroix, )jusqu’à son embouchure, qui est à Coudoulet ,village situé à une lieue & demie du St. Es-prit. Cet espace est de dix lieues. Au-delà deRoubiac , la Cese n’est point aurifère. En-deçà