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Essais sur la minéralogie et la métallurgie / par De Luchet
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94 Essais

rigés, qui n’ayent pas leur courant d’air, &dans lesquels la Physique n’ait pas pourvuaux inconvénients qui ont allarmé nos pré-décesseurs. Des Directeurs, ou des Ouvriersprincipaux, que nous avons entretenus fur cessortes d’accidents, nous ont assurés qu’ilsétoient on ne peut pas plus rares.

Après les observations qui peuvent Rap-pliquer aux mines de fer, de cuivre & deplomb, & à plusieurs autres, il faut parlerde celles que nous avons nommées au com-mencement de cette seconde Partie.

Les mines d’antimoine font assez faciles àconnoître. On les trouve communément dansdes rochers blanehâtres, veinés de jaune. Ra-rement sont-elles profondes. Leur abondanceest proportionnée à leur utilité. II y a del’antimoine natif, & de l’antimoine minéra-lisé. Le premier, que Pline nomme antimoinemâle, est mal-à-propos appelle 'natif. II estuni au soufre, & ne peut être employé à au-cun usage quelconque, qu’il n’ait été fondu.On en trouve proche de Majsa , ville de laCampagne de Rome. L’antimoine minêralisêest commun. Des sources fréquentes, un filonde terre grasse jaune, font les indices les plusfavorables. La situation, le voisinage d’une fo-rêt , ou d’une mine de houille , la proxi-