sur la Minéralogie. 167vre par soi-même la manipulation , ôc ne con-fier au Fondeur que la simple manoeuvre ; 6cencore y mettra-t-il autant de mal adresse,autant de lenteur qu’il le pourra.
' C’est cependant du grillage des mines quedépend le succès des fontes. Non-seulementelles rendront une plus grande quantité demétal ; mais elles Réprouveront aucun de cesaccidents fi coûteux, 6c si ordinaires. Si unemine de plomb est mal calcinée, elle ne rendque de la matte. C’est ce qu’ignorent des Voya-geurs, qui racontent que les Sauvages du Ca-nada n’ont point d’autre méthode pour avoirdu plomb, que d'allumer du feu près d’un fi-lon. Diodore de Sicile a peut-être donné lieuh ce conte. II dit que les Bergers firent unfleuve de métal en brûlant des forêts.
De la Fonte.
O N consomme une trop grande quantitéde charbon dans les fontes. La construction desfourneaux est également vicieuse, soit l’An-gloise, soit l’Allemande. La mine de fer estcertainement plus difficile h fondre, que les.mines de plomb 6c de cuivre. Elle est moinscalcinée, ôc cependant elle consomme moitiémoins de charbons. Nous estimons que des four-
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