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ses, assez liquides, étoient en trop petite quan-tité pour recouvrir le métal*
On peut accorder au moins, d’après ces ex-périences, que les métaux peuvent se fondreen partie faits ce comblement qui leur manquaitdans leur matrice naturelle.
Quel est ce principe qui s’évapore avec lesoufre ou Tarsénic > qui existe dans le char-bon ? A-t on bien réfléchi que le feu est étran-ger à ce charbon, qu’il a été en combustion>qu’il y revient , fans cesser d’être ? Les par-ticules ignées qui pénètrent la houille, ou lecharbon, n’ont-elles aucunes vertus? Ne dé-finira-t-on cette qualité occulte, que sous lemot vague de phlogistique ? une qualité quin’est que fur le métal minéralifé, & non furle métal pur. Voici une expérience ( car c’estle seul guide auquel je crois,) que l’on peutaisément répéter. Prenez de la matte de cui-vre provenante d’un minerais calciné troisfois. Assmez-le avec du charbon de terre; avecbeaucoup de foin & de travail, vous enviendrez à bout. Vous obtiendrez de beaucuivre. Cette matte qui auroit eu besoin aufourneau à manche d’un réductif qui lui res-tituât ce principe que lui avoit enlevé uneopération préliminaire, passe-t-elle à l’étatde métal rarfait avec le secours d’un agent