sur la Minéralogie. 205
On lit avec peine dans les Ouvrages d’unhomme qu’on estime , les assertions les pluspositives;de faits, qni, s’ils avoient existé,auroient changé le commerce du monde en-tier. Ce Mr. OrschaU , qui avoit trois procé-dés au-lieu d’un pour faire de l’or, n’en re-grette pas moins amèrement la perte d’uneplace lucrative qu’il remplissoit avec distinc-tion dans les fonderie de Monseigneur le Land-grave de Hesse.
On lit dans plusieurs Auteurs, que Chris-tian I er ., Electeur de Saxe, convertissoit lemercure & le cuivre en or véritable. Le PrinceAuguste de Saxe, vers l’an 1590, convertit,avec une partie d’une certaine teinture, seizecents quatre fois autant de mercure en orqui souffrit examen. Voilà ce que Kunckel af-firme , en répétant, d’après Par accise, que l’orn’est qu’un mercure coagulé. .
Je révoquois en doute ces assertions devantun Chymiste de Paris assez connu ; il me sou-tînt avoir fait & vu faire des choses plusextraordinaires. Quelque incrédule que l’onsoit, que répondre aux faits ? Rien. Mais nepas essayer de les répéter.
(9) P a § è 30. U y a tant d’erreurs dans la plu-part, qii ìi faut lire avec précaution . Quoique