INTRODUCTION. 9
des propriétés ou celui des modifications ; car alorsle nombre des objets susceptibles d’être caractérisésest nécessairement limité ; que p représente le nombredes propriétés des différens objets d’une science quel-conque , q le nombre des modifications de chaquepropriété, pi sera le nombre total des objets ; carla question revient à déterminer le nombre desmots de p de lettres chacun , que l’on peut formeravec un nombre q de lettres (1).
Toutes les méthodes employées dans les sciences ontpour but ; i°. la détermination des propriétés et deleurs modifications , ce qui constitue les principesde la science ; 2 0 . leur application aux différens objets.Cette application consiste généralement à classer lesobjets'par rapport à une ou plusieurs des propriétés.Mais aucune méthode ne paraît donner des moyensfaciles, prompts et sûrs de rapprocher les propriétésou de comparer les objets. Cela tient à l’imperfectionde nos signes , qui par leur multiplicité , leur peud’analogie et sur-tout leur, composition au moyen delettres, ne se prêtent pas à ces sortes de rapproche-mens. Condillac a très-bien prouvé dans sa languedes calculs , combien des raisonnemens pénibles en seservant de mots pour représenter les nombres ,
( 1 ) Le prince Dimitri de Gallitzin , dans son tableau litholo-gique , a calculé également le nombre de substances terreusesque la science minéralogique peut completter dans son domaine ,dans la supposition d’une combinaison des terres entre elles , deuxà deux, trois à trois, etc. M. Haiiy « fait le même calculpour le nombre presque infini des variétés de forme secondairedont une même substance est susceptible , en se bornant aux loi*les plus simples de décroissement.