APPRÉCIATION ET RÉCOMPENSES.
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la Compagnie, et moyennant une indemnité' pay ée par laListe civile, les portes de l'Exposition furent ouvertes gra-tuitement. io5,o2 2 personnes parcoururent les galerieset profitèrent de la gracieuseté impériale faite à la popu-lation parisienne.
Mais c’était surtout aux classes laborieuses que la Com- visite.dwi«.mission voulait faciliter l’accès de l’Exposition. Le spec-tacle des progrès accomplis dans l’industrie sur tous lespoints du globe, et l’étude comparée des perfectionne-ments introduits dans les procédés et dans les méthodessont en effet un puissant moyen d’éducation professionnelle.
Le paragraphe 12 des instructions relatives aux comités lo-caux porte que ces comités doivent signaler à la Commis-sion les mesures qui leur sembleront propres à procureraux ouvriers de leurs localités les moyens de visiter l'Ex-position.
Le 29 mai i 855 , une circulaire adressée aux présidentsles invitait à faire connaître les mesures adoptées pour cesvisites et leur annonçait qu’un service était établi au Palaisde l'Industrie afin d’assurer aux contre-maîtres et aux ou-vriers envoyés officiellement toutes les informations denature à rendre leurs études profitables.
Une nouvelle circulaire, en date du 11 août, fit connaîtreles facilités offertes à ces catégories de visiteurs. J’obtins descompagnies de chemins de fer et de la compagnie du Palaisd’organiser, pour le dimanche et le lundi de chaque semaine,des trains dits d’Exposition, dont les billets assuraient auxvoyageurs, indépendamment d’une réduction de ko p. °/ 0 surle tarif ordinaire, le droit d’une entrée gratuite au Palais
O.