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Rapport sur l'exposition universelle de 1855 / présenté à l'Empereur par S.A.I. Le Prince Napoléon, Président de la Commission
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RAPPORT SUR LEXPOSITION UNIVERSELLE DE 1855.

quand ils se décident à entrer dans une alfaire, la moralité'et l'intelligence leur lont fréquemment défaut. Pour leurinspirer lenvie de se risquer dans une entreprise de cegenre, il faut donc que lexpérience ail prouvé que c'est unbon et solide placement. Alors seulement on pourrait faireappel à une compagnie réunissant des éléments sérieux,qui aurait la direction permanente des Expositions. La com-mission gouvernementale pourrait être ainsi une transitionnaturelle à lentreprise privée. Car cest ma conviction intimeque lEtat doit faire le moins possible, et que son rôle doitse borner, dans certains cas comme celui-ci, à exciter lesparticuliers à faire par eux-mêmes.

'IniÜ'S'j"" La pratique a, je crois, résolu la question de savoir

soni j eg E X p 0s ii.j 0ns universelles sont désormais possibles. Le lieu

naturel dune Exposition est la capitale dun pays susceptibledy apporter par lui-même un grand contingent, et que saposition géographique et ses conditions morales fassentaccepter par tous les peuples comme une métropole. On atenté des Expositions universelles en dehors de ces condi-tions, à Munich, à Dublin et à iNew-\ork : elles ont échoué.

Je ne connais aujourd'hui que deux villes qui réalisentlidée quon se fait dune semblable métropole : Paris etLondres. Londres voit arriver de tous les points du globe lesproductions les plus diverses; elle est pour un grand nombredarticles le centre du commerce du monde entier. Paris estle foyer intellectuel sélaborent les idées modernes; glo-rieux privilège quil faut lui maintenir.

Cest un grand centre de population, et une place indus-trielle se fait un immense mouvement de capitaux. Paris