RAPPORT SLR L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1855.
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prenne pour s’assurer à l'avance de remplacement dont onaura besoin, il y aura toujours indécision et doute jusqu’audernier moment. Les proportions arretées pour une annéene seront plus les mêmes pour les années suivantes. 11 nefaut donc pas songer, comme on l’a fait, à construire unbâtiment avec une enceinte déterminée nécessitant l’éta-blissement d'annexes toujours incommodes. Il faut s’arrêterà des constructions très-légères, temporaires, appropriéesaux besoins du moment; sinon on devra renoncer à donnerà 1 Exposition le caractère unitaire qui permet seul de l’étu-dier avec fruit.
L'édilice devra être établi de telle sorte que son amé-nagement se combine avec le système de dassilication.Jusqu'ici, dans l’installation des produits, on semble nes’être préoccupé que d'offrir aux visiteurs un spectacleagréable. Tout au plus a-l-on suivi dans l'arrangement etle groupement des masses exposées l’ordre géographique.Aussi l’élude des Expositions a-t-elle été une véritable fa-tigue. Pour embrasser un groupe ou une classe, il fallait,à Paris encore plus qu’à Londres , parcourir le Palais danstous les sens et chercher péniblement les produits épar-pillés. On peut échapper à cet aménagement vicieux sansrien sacrifier des conditions artistiques. Je comprendsune construction qui, transversalement, offrirait les objetsrangés par nationalité et qui, longitudinalement, les pré-senterait disposés par nature de produits, en trois grandesdivisions : dans la première division, qui formerait un desbas-côtés, seraient placées les matières premières; dans laseconde, qui formerait l’autre bas-côté, seraient placés les