RAPPORT SLR L'EXPOSITION UNIVERSELLE I)E 1855.
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p.ufer et de ne prononcer une réduction que lorsqu’elleaura été reconnue véritablement utile. Vouloir procéderpar généralités et par mesure d’ensemble, c’est fournir unprétexte aux déclamations intéressées, c’est alarmer les in-dustries sans que 1’application puisse fournir immédiatementdes résultats propres à rassurer les esprits. La solution sé-parée de chaque question du tarif serait, à mon avis, detout point préférable.’
Votre règlement avait décidé que tous les produits étran-gers, même prohibés, seraient admis moyennant un droitmaximum de 90 p. o/o. Celui des Expositions futures pour-rait aller plus loin et admettre l’introduction en franchisedes produits étrangers, en nombre très-limité et commeéchantillons.
Cette disposition serait un grand attrait pour les étran-gers et pour le public : pour les étrangers, elle deviendraitla source d’opérations fructueuses, et le public serait ainsiappelé à consommer des produits nouveaux. Elle ne feraitaucun tort à l’industrie nationale, et elle permettrait de fairedisparaître une réglementation difficile et, pour ainsi dire,nulle dans ses résultats. Les mesures adoptées par la Com-mission avaient nécessité l’établissement dans les batimentsde l’Exposition d'un bureau de douanes; aucun produitétranger ne pouvait entrer ni sortir sans être soumis à soncontrôle; les produits entrés dans la consommation inté-rieure ou réexpédiés aux ports de provenance ont donnélieu à des écritures volumineuses. Et tout cela s’est traduiten un chiffre de 333,ooo francs, représentant une sommede 9,900,000 francs de produits importés! C'est pour cette