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coquilles entr’autres, sont devenus autant de médailles au moyen desquelleson parviendra à lire l’histoire de la terre.
L’étude des pétrifications est devenue donc une des sciences les plusimportantes. Mais comme tout n’est qu’expérience ici, ce n’est que,par lesobservations les plus multipliées, que par une suite de comparaisons aussivastes que difficiles, que ses conclusions peuvent approcher de la vérité. Ilest par conséquent du devoir de chacun d’aider autant que possible à soule-ver ces difficultés et d’apporter son tribut.... Voici le mien.
Les recherches qu’on a faites dernièrement sur les terrains tertiaires de' la France , surtout du bassin de Paris , sur les terrains calcaréo-trappéens duVicentin, sur ceux des contrées sub-appennines, etc., ont excité l'attention,générale des géologues. La différence singulière qui existe entre les produc-tions tertiaires de Paris et celles des contrées sub - appennines et par contrela ressemblance qu’il y a entre le Vicentin et Paris sont presqu’encore uneénigme qu’on cherche à s’expliquer : les uns supposent deux mers séparéespar une chaîne de montagnes, deux bassins presque sans communication,d’autres en cherchent la raison en admettant deux formations, lune plusancienne, l’autre plus récente. Pour éclaircir la question, on est allé dansd’autres pays voir ce que disaient là les terrains tertiaires.... en Allemagne sur les bords du Rhin , à Vienne, etc.
Sous ce rapport il existe un point des plus curieux, presqu’inconnujusqu’àprésent, et qui mérite cependant la plus grande attention de la partde tous les géologues. Ce point, c’est le vaste plateau Wolhyni-Podolien,qui d’un côté s’appuie sur une des extrémités des Karpathes, et de l’autre seperd au-delà des cataractes du Dnieper . Le voyageur qui descend du nordvers le midi le reconnaît de loin sur l’horizon bleuâtre, le signale commeune île fortunée api’ès les sables monotones, ou après les tristes et gigantes-ques marais de Ratno et de Pinsk, ... et son attente n’est pas trompée. Iltrouve une terre si riche et si fertile, un pays hospitalier, de belles cam-pagnes. Mais c’est peu de chose pour le géologue qui voudrait toujourspénétrer dans la terre plutôt que de promener ses yeux sur ces' merveillesde la nature et de l’art. Quelles richesses sont entassées ici pour lui ! A
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