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peine existe-t-il une masse aussi vaste,' aussi continue, aussi variée de for-mations tertiaires qui puisse lui être comparée. On s’en convaincra par lepeu d’échantillons que je désire communiquer au public.
Monsieur de Buch à mon retour de Podolie a eu la bonté de direquelques mots dans les Annales de Karstenïï. Impartie,-sur les découvertesque j’avais faites. Je ne ferai que donner plus d’extension à ces premièresremarques, en joignant au fruit de mes propres recherches ce que Mr.Eichwald nous a fait connaître des siennes dans son Naturhistorische Skizzevon Litthauen } TVolhjnien und Podolien. En me servant des anciennesdénominations, adoptées encore malgré leur incompatibilité avec les nou-velles découvertes, non comme des noms'qui fixent l’age des formations,mais plutôt comme des noms qui déterminent le groupe auquel les rochesappartiennent, je ne fais que suivre l’usage reçu jusqu’à ce que la Géologierecréée ayant assez rassemblé de faits pour baser une nouvelle langue géolo-gique ait rendu l’ancienne inutile.
FORMATION PRIMITIVE.
Le granit, excepté à Krupiec près de Radziwilow, n’a pas encore été vuavec certitude à l’Occident du plateau Wolhyni-Podolien. Mais les rivièresen se creusant leurs lits, l’ont mis à découvert au Nord, à l’Est et aussi auMidi. G est ainsi qu’à Nowgrad Wolinsk et à Korzec on le voit sur les bordsde la Slucz(0, et à Zitomir sur ceux de la Teterow . Plus loin il disparaîtde ces rives plates sous le sable et le marais. La Ross qui ne va pas se perdredans ces vastes marais avant de se réunir au Dnieper ne cesse de Bialocer-kievr à sa jonction de couler entre les masses et les débris d’un granit rou-geâtre. Le granit sur les bords du Dnieper ne commence à se montrer qu’àIkaniow( 2 ); ses pics sont fréquens au-dessus et au-dessous deKremenczug( 3 ). (*)
(*) Eichwald, Skizze, etc. p. 5.
( 2 ) Joh. Wilh. Môller, Reise von JVolhynien nach Cherson, 1787. p. 50.( 3 ) M ci 11 e r, id ., p. 55. etc.