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1 °. Il argile.
L’argile le plus souvent sans pétrifications, mais mêlée de silex roulé,occupe fréquemment, mais pas toujours, la place la plus inférieure du ter-rain tertiaire, et sépare ainsi le sable d’avec la craie. Il faut encore mieuxl’observer pour savoir jusqu’à quel point elle répond à l’argile plastique etnon-plastique de Mr. Al. Brongniart.
2 °. Sable marin et grès marin.
Le sable marin semble s’être concentré sur le revers nord-est de laplaine centrale d’Avratyn ; c’est là qu’il règne et forme à lui seul plus de lamoitié de l’épaisseur de la formation tertiaire. Il est singulier de le voir ainsiaccumule' dans l’angle que fait le plateau Wolhyni-Podolien avec les collinesqui séparent le bassin du Bug de celui du Styr et de l’Horyn.
Quelquefois, comme à Szuskowce près de Bialozurka, il répose immé-diatement sur la craie ; il a d’abord une teinte bleuâtre ; mais cette coucben’a que deux ou trois pieds d’épaisseur: il prend bientôt cette teinte gris-blanc qui est caractéristique dans toute cette formation, et forme un lit de10 à 15 pieds d’épaisseur, rempli de coquillages ; par dessus vient une coucbed’oolithe.
Mais le plus souvent il est séparé de la craie par l’argile, comme aumont Busza, à Krzemieniec, où il alterné avec une espèce de grès coquillierou avec du calcaire oolitbique avec ou sans pétrifications. C’est dans sonépaisseur qu’est creusé le vallon de Krzemieniec. Il est aussi recouvert,comme à Bialozurka, d’une oolithe, que Mr. Eichwald appelle calcairemarin grossier (grobkôrniger Seekalk ), et qui fournit à toutes les construc-tions de la ville de Krzemieniec.
C’est dans ce sable que se trouvent les principales richesses de la Wol hynie . Sur 110 espèces de coquillages fossiles que j’ai décrites, 92 se trou-vent dans le sable de Szuskowce. Mr. Eichwald a fait la même remarqueà Jukowce, dans la gorge de Szypilowa, etc. Les coquillages les plus parti-