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Conchiologie fossile et aperçu géognostique des formations du plateau Wolhyni-Podolien : avec huit planches et une carte / par Frédéric du Bois de Montpéreux
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culiers à cette formation me semblent le Conus antidiluvianus, la RostellariaPes Carbonis, les Buccinum obliquatum et mutabilej peu de cérilesj le Syga-re lus haliotoïdeus est rare ; la JVatica glaucina et Y epîglollina sont communes ;plusieurs espèces nouvelles de petites mélanies (Rissoa ) peuplent le sable parleur profusion ; les Trochus abondent; la plupart sont nouveaux, commela remarqué Mr. de Bucb: il ny a que le palulus si commun qui répondeaux formes subappennines ; en fait de turritelles la duplicata nest pas rare ;la belle et lélégante Scalavia paraît particulière à Bialozurka -, les lurbo sontrares. Les bivalves ne manquent pas, et cest un phénomène assez curieuxque de rencontrer réunies, fossiles 3 espèces de tellines } la planata } la distortaet Yincamata que Poli a observées vivantes sur les côtes de la Sicile ; lepectunculus pulvinatus abonde ainsi que 4 espèces de Lucines, une Cythé-rée et plusieurs Pênus qui presque toutes répondent aux formes subappen-nines; les peignes qui sont très-nombreux sont la plupart des espèces nou-velles ; la Panopea Faujasii sy trouve supérieurement conservée ; le Cardiumechinatum, la Venericardia intermedia se rencontrent pèle mêle avec Y Ostreadigilalis, Eichw., sur laquelle jai trouvé un oursin très-bien conservé ; lesémarginules } les fissurelles _, etc., nont pas encore été bien observées, maisparaissent beaucoup plus rares que dans le bassin de Paris. Comme rareté,je citerai une Haliolis que jai trouvée à Bialozurka, la Psammohia rugosiorque jai décrite, et les Balanes TVolhyniennes qui nont été trouvées encorequà Bialozurka : comme anomalies il faut compter plusieurs espèces de cy-clostomes et de cyclades qui ont été chariées jusquici.

En examinant le gisement de ces coquillages, on se convainc que leurdéposition dans ce sable na appartenu à aucune révolution violente et su-bite, quau contraire la formation de ces lits a été au moins aussi douce quecelle des couches de molasse coquillière du Müllibach à St.-Gall . La plupartde ces coquilles, surtout les bivalves qui sont presque toutes littorales, setrouvent par familles, doucement déposées par lits et non par nids, couchéesà plat sans fracture, ni trace de frottement; le plus souvent les bivalves sontpourvues de leurs deux coquilles fermées entièrement; les huîtres seules etles pétoncles ont leurs valves fréquemment séparées.