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culiers à cette formation me semblent le Conus antidiluvianus, la RostellariaPes Carbonis, les Buccinum obliquatum et mutabilej peu de cérilesj le Syga-re lus haliotoïdeus est rare ; la JVatica glaucina et Y epîglollina sont communes ;plusieurs espèces nouvelles de petites mélanies (Rissoa ) peuplent le sable parleur profusion ; les Trochus abondent; la plupart sont nouveaux, commel’a remarqué Mr. de Bucb: il n’y a que le palulus si commun qui répondeaux formes subappennines ; en fait de turritelles la duplicata n’est pas rare ;la belle et l’élégante Scalavia paraît particulière à Bialozurka -, les lurbo sontrares. Les bivalves ne manquent pas, et c’est un phénomène assez curieuxque de rencontrer réunies, fossiles 3 espèces de tellines } la planata } la distortaet Yincamata que Poli a observées vivantes sur les côtes de la Sicile ; lepectunculus pulvinatus abonde ainsi que 4 espèces de Lucines, une Cythé-rée et plusieurs Pênus qui presque toutes répondent aux formes subappen-nines; les peignes qui sont très-nombreux sont la plupart des espèces nou-velles ; la Panopea Faujasii s’y trouve supérieurement conservée ; le Cardiumechinatum, la Venericardia intermedia se rencontrent pèle mêle avec Y Ostreadigilalis, Eichw., sur laquelle j’ai trouvé un oursin très-bien conservé ; lesémarginules } les fissurelles _, etc., n’ont pas encore été bien observées, maisparaissent beaucoup plus rares que dans le bassin de Paris. Comme rareté,je citerai une Haliolis que j’ai trouvée à Bialozurka, la Psammohia rugosiorque j’ai décrite, et les Balanes TVolhyniennes qui n’ont été trouvées encorequ’à Bialozurka : comme anomalies il faut compter plusieurs espèces de cy-clostomes et de cyclades qui ont été chariées jusqu’ici.
En examinant le gisement de ces coquillages, on se convainc que leurdéposition dans ce sable n’a appartenu à aucune révolution violente et su-bite, qu’au contraire la formation de ces lits a été au moins aussi douce quecelle des couches de molasse coquillière du Müllibach à St.-Gall . La plupartde ces coquilles, surtout les bivalves qui sont presque toutes littorales, setrouvent par familles, doucement déposées par lits et non par nids, couchéesà plat sans fracture, ni trace de frottement; le plus souvent les bivalves sontpourvues de leurs deux coquilles fermées entièrement; les huîtres seules etles pétoncles ont leurs valves fréquemment séparées.