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renommée pour ses travaux d’érudition , ne pos-sède encore cpie des essais incomplets de l’histoired’une des plus belles sciences. L’Histoire de la chimie(é leschichte der Chemie) de Fr. Gmelin , qui commenceau ix c siècle de l’ère chrétienne et finit au yviii' siècle,n’est elle-même qu’une stérile énumération de sourceslittéraires, de noms propres, de découvertes, sansaucun lien philosophique, et dont la lecture ne pré-sente aucun attrait.
L’entreprise était hardie. J’en connaissais d’avancetoutes les difficultés, par XAbrégé de l’histoire de lascience dont j’avais fait précéder les Eléments de chi-mie rninérale(i'). 11 m’a fallu , la plume à la main , ana-lyser plus de mille volumes, tant manuscrits qu’impri-més, écrits dans plus de six langues différentes,anciennes ou modernes. Il est impossible de s'imaginercombien ce travail était fastidieux, et combien il fal-lait souvent de recherches pour découvrir une perledans un immense fatras de mots, margaritam in ster-core, comme disait Leibnitz de la lecture des ouvra-ges de philosophie scolastique.
Je me suis constamment attaché à remonter îtux