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PREMIÈRE ErOQCE.
les métaux des minerais, dont l’cxtcrieur ne fait ordinairementguère soupçonner les substances qu'ils recèlent.
Les Égyptiens faisaient honneur de cette découverte à leurspremiers souverains (l); les Phéniciens , à leurs anciens héros (2).
Quand on songe qu'à notre époque, où. la science fait tant deprogrès, on n’a pas encore trouvé le moyen d'obtenir les métauxà l’état de pureté parfaite, on a toute raison de croire que lesmétaux des anciens étaient très-impurs et très-imparfaits. Connueles minerais ne renferment jamais un seul et même métal, il estcertain que les métaux qui en provenaient étaient des espècesd'alliages plus ou moins faciles à travailler. L’extraction et l'af-finage des métaux supposent des connaissances qui se perfection-nent de jour en jour.
Il n’y a qu'un moyen (l'expliquer la haute antiquité des mé-taux : c’est d'admettre, par liy ' se, que les métaux ou leursmines étaient pour ainsi dire à Heur de terre; que les élémentsminéralisateurs, comme le soufre, l'oxygène, etc., n’avaientpas encore eu le temps de compléter leur action en altérantles métaux au point de les rendre méconnaissables, et que laplupart existaient à l'état natif, ou à peine altérés, comme ontrouve encore aujourd'hui le fer et le nickel dans les blocs aéro-lithiques. Ne serait-il pas meme possible de supposer que le ferd'alors, dont le prix était presque égal à celui de l'or, fût du feraérolithique? En tout cas, ce n'esî là qu'une pure hypothèse, dontil ne nous reste aucun moyen de vérification.
Les Égyptiens paraissent avoir connu, depuis longtemps, lemoyen de purifier for et l'argent à l'aide du plomb et des cendresdes végétaux. Le boritli ( ), par lequel il faut entendre, tantôt
le sel alcalin retiré des cendres ( carbonate de potasse du com-merce;, tantôt les cendres memes, parait avoir été très-ancienne-ment employé comme fondant, et dans l'affinage des métaux (3).
Les anciens ignoraient l'usage des acides ou des eaux corrosivespour attaquer les métaux ou les minerais. Ils ne connaissaientque le vinaigre, et les sucs acides des végétaux ; ils savaientmeme que ces derniers, conservés dans des vases d'airain, acquiè-
(1) Dioil. Sic. lib. v, p. 19. Agatharchiit. apiid Pliot., c. ii.
(2) Sancluiniatb. apud Euseb. Pra?p. Kvang. p. 35.
(3) Voy. pag. 48.