MF.MIKItE ÉPOQUE. 4.3
(S'iiiy ’xb) (t).» Le verbe Si? (seulement employé en llipli.)n’a jamais signifié autre chose que partager, séparer, disjoindre.Mais on peut disjoindre quelque chose par la simple force desmains, comme avec une pierre ou un os aiguisé. 11 ne s’agit doncici ni de lames ni de couteaux. l)e plus, le nom de fer ne s’ytrouve même pas indiqué ; et les traducteurs qui se sont servides expressions de lames de 1er ou de couteaux auraient pu toutaussi bien employer d'autres termes, tels que lames d’or, lamesd’argent, d’airain , enfin tout ce qu’ils auraient voulu.
Ce qui prouve que les lames des couteaux qu’on employait alors(vers 1 .300 avant l'ère chrétienne) dans les cérémonies religieuses,et pour d’autres usages, étaient, non pas en 1er, mais en pierre, cesont les expressions de •'•ï et de , pierre, rocher, qui
accompagnent toujours le nom z'.n, couteau, épée (2). C’est ceque les Septante ont rendu par ua/aipaç et la Yulg. par cul-
tros lapideos (couteaux de pierre).
Je passe à une autre citation sur laquelle s’était appuyé Goguet, etd’autres après lui. « Si quelqu’un frappe avec [le] fer, et que [celuiqui aura été frappé] meure, il est coupable d’homicide (3). •
Dans ce passage il n’est aucunement question d’épées, ni d'au-cun instrument tranchant. On y trouve seulement le nom S ''2(barzet), qui signifie une niasse de fer. Mais on peut frapper quelqu’unavec une massue de fer ou une baguette, tout aussi bien qu'avec uninstrument tranchant. F.t ce qui prouve qu’il faut entendre par S '~2une barre ou massue de fer, c’est que le verbe yî 2 “ ( de rç: ),qui est ici employé pour désigner l’action de frapper, se rencontreplusieurs fois dans le I’cntateuque, et entre autres à propos dela baguette de Moïse (•().
L’arme de fer (Vpz p*;:) dont il est parlé dans le livre de
(1) Lévit. i, 7. X 1 2 3 4 ' "ZZ~2 TX ce 'lue les traducteurs ont
inexactement rendu par : « Il lui rompra les ailes sans les couper, et sans diviserl’hostie avec le fer ( ou le couteau ). » — Le mot >B*w (c/tissa), qui est ici em-ployé, est onomatopique comme le grec o/.iïw, imitant, en quelque sorte,le bruit de l’action de déchirer.
(2) Josu. V, 2,3. Exod., IV, 25. Ps. L.xxxix, 44.
(3) Noiuli. xxxv, 16.
(4) Exod. vm, 13; u, 11, 13. Deut. xxv, 3.