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IlISTOlllE DE LA CHIMIE.
5 ».
Pierres précieuses.
I.'éclat et la coloration îles pierres précieuses attirent le regarddu sauvage aussi bien que celui de l'homme civilisé. Aussi l’emploides pierres précieuses comme ornement remonte-t-il aux temps pri-mitifs. Il se conçoit aisément que l’on comprenait soment, sous ladénomination de pierres précieuses, des substances en dehors durègne minéral.
On lit dans la Genèse (c. ii , v. 12 ) qu’une des branches dufleuve qui sortait du Paradis terrestre arrosait la terre d’Hévilah :« C’est là que se trouve l’or, le bdellion , et la pierre d’onyx( l). »Le bdellion on bedolakh (~h~ 2 ). qui, d’après un passage desNombres (c. xi,v. 7), avait l'aspect de la manne d’Arabie, neparait être autre chose que le succin ou ambre jaune, quoi qu’endisent Bocliart (2') et les interprètes rabbiniques, qui le re-gardent plutôt comme une espèce de perle qu’on péchait dans legolfe Persiqne. Quant an choham \ -ryc), que l’on traduit paronyx ou sardonyx , je n’ose hasarder aucune conjecture, d’autantmoins que l’on ne sait pas même à quelle espèce il faut rapporterl’onyx ou le sardonyx des anciens. C’est sur le choham de l’éphoddu grand prêtre qu'étaient gravées les douze tribus d’Israël.
Nous ne savons presque rien sur les pierres précieuses des anciens,ni sur les procédés qu’ils employaient pour les travailler. Les des-criptions qu’en donnent les auteurs sont loin de se rapporter tou-jours aux substances connues aujourd’hui sous les mêmes noms (3).Ainsi, 1’àîâu.a; d’Homère n’est certainement pas notre diamant ; etle smaraydus dont on faisait des colonnes n’est certainement pasnotre émeraude : c’est probablement le malachite (espèce de mi-nerai de cuivre’, ou un verre coloré. Ici il ne faut pas oublier uneremarque que je rappellerai souvent dans le cours de cet ouv rage :