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c’est qu’une simple modification des propriétés physiques, qu’uns ' ' e changement de couleur suffisait alors pour faire donner à une
même substance plusieurs noms différents. Voilà sans doute unedes principales sources de la grande confusion qui règne dans la tra-duction des écrits des anciens.
La fabrication de la faïence, des briques et des tuiles remonteaux temps les plus reculés. Les ruines de ISabylonc et de Thèbes en font foi.
§ 10 .
Verre. — Pierres précieuses artificielles.
Les principaux éléments du verre, la silice (grains de sable,roches quartzeuscs), et les carbonates de potasse et de soude, étantconnus, pour ainsi dire, de toute antiquité, il n’est pas difficilede comprendre que l’origine du verre doit être fort ancienne. Toutle monde connaît le conte de Pline sur la découverte fortuite duverre, que firent des marchands sur les côtes de la Phénicie .
Depuis longtemps les Égyptiens avaient chauffé des alcalins encontact avec de la silice, lorsqu’ils préparaient dans des fossescreusées dans le sable, les cendres, plus tard désignées sous le nomde cendres d’Alexandrie. On fabriquait du verre à Thèbes et àMemphis dans le temple de Phtha, probablement longtemps avantque les Phéniciens en eussent établi des manufactures à Sidon .
La présence de quelque oxyde métallique dans le carbonatealcalin, donnant naissance à un verre coloré, devait réveiller l’at-tention du verrier, et donner lieu à la découverte des verres colo-rés ou des pierres précieuses artificielles. Aussi la fabrication duverre coloré est-elle aussi ancienne, sinon plus ancienne (car leséléments du verre, tels qu’on les rencontre dans la nature, sontpresque constamment mélangés avec des oxydes métalliques) quela fabrication du verre incolore.
Tous les historiens sont d’accord pour nous apprendre que lesÉgyptiens fabriquaient de temps immémorial des objets de verrerieincolores, ou colorés en rouge, en vert, en bleu, en violet, etc.,imitant le rubis, l’émeraude, le saphir, l'hyacinthe, etc.
La ville de Thèbes était renommée pour les ouvrages en verrecoloré, qui sortaient de ses fabriques, et qui s’exportaient au loin,par l’intermédiaire des Phéniciens et des Carthaginois. Dès les temps