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Tome premier.
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S 8

niSTOIHE DF FA CHIMIE.

les plus reculés, cétait une branche importante du commerce quise faisait par la mer Rouge .

«Jai souvent trouvé, dit M. Rozière, dans les ruines des an-ciennes villes de la Thébaïde, parmi les fragments de \ erre colorédont elles abondent, quelques morceaux teints de diverses couleurs.Quelques uns, offrant dans une de leurs parties de belles uuunresde pourpre, étaient, je crois, des débris de cet ancien murrhinartificiel ( 1 ). » Dans les hypogées, on trouve des métaux mis enœuvre, des peintures dont les couleurs sont dues à des oxydes mé-talliques, des frittes, des verres, des émaux, colorés par ces mêmesoxydes (2).

Ce que Pline, Hérodote et Théophraste nous rapportent desstatues, des colonnes et même des obélisques en émeraude de l'É-gypte et de la Phénicie, ne sapplique certainement qu'à des massesvitreuses colorées par un oxyde métallique.

Nous nous arrêterons plus bas davantage, à loccasion des vasesmurrhius, sur la coloration du verre par les oxydes métalliques.

§ H.

Embaumement.

Sans la préexistence des croyances religieuses, lart dembau-mer les morts, non-seulement ne se serait pas perfectionné, mais ilnaurait même jamais existé. La religion lit donc ici fructifier lascience.

Il y avait, en Égypte , des prêtres particuliérement chargés dusoin de préparer les corps et de les embaumer. Ces prêtres portaientle nom de rephim (nNS"), qui signifie littéralement faiseurs desutures ou bandelettes, et que lon a inexactement traduit parmédecins.

Sil est vrai que les momies les plus anciennes remontent à deuxou trois mille ans avant lère chrétienne, on pourra se faire une idéede lantiquité de lart de lembaumement en usage chez les Égyp-tiens. Malheureusement il nous manque des renseignements exactssur les procédés employés à leffet de conserver les corps humains

(1) Description de lÉgypte pendant lexpédition française (édit. Panckoucke,1820), t. vi, p. 249.