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Tome premier.
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niSTOIRE DE U f.niMIE.

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naissances par de longs voyages en Chaldée et en Kgyple. Ce n'estpas ici le lieu de tracer l'historique de lintéressante école des py-thagoriciens, pour laquelle le principe de tontes choses était lor-j dre ou Y harmonie. Ce principe, ils lappliquaient même à la vieusuelle: « Comme la puissance de lesprit, disaient-ils, lemportesur celle du corps, il faut donner plus de nourriture à l'im quàlautre. » Tout le monde connaît le régime frugal des disciples dePythagore, et les pratiques ascétiques qui rappellent la vie des ana-chorètes du désert et des bralunines de Tlndostan.

Nous nous contenterons de résumer les principales doctrines dePythagore, dont semparèrent plus tard, les néoplatoniciens etles alchimistes.

Les nombres constituent le principe de toutes choses (t). Le motnombre (àpiOixô;) est pris ici dans un sens très-étendu ; il peut signi-fier grandeur, quantité, corps, par opposition à lespace qui étaitposé=o.

Les nombres impairs (Ttipirrâ) sont seuls complets et parfaits ;les nombres pairs sont imparfaits : car un nombre impair, addi-tionné à un nombre pair, donne toujours un nombre impair. Unnombre pair, divisé en deux parties égales, ne donne pas de restequi participerait à la fois aux deux parties; tandis que la divisiond'un nombre impair en deux parties égales laisse toujours un élé-ment placé au milieu de deux moitiés égales. Le nombre impaira donc un commencement, un milieu et une fin le nombre pairna pas de milieu.

Le nombre 10 est le plus parfait de tous, parce quil comprendtoutes les unités, et que le tétraetys lui-même est le résultat de lad-dition des quatre premiers nombres : 1 -f 2 3 + 4 = i o (2). De le

tétraetys devint ce grand symbole et la formule du serment desinitiés, dans les doctrines de Pythagore (3).

Le monde est enveloppé dun autre monde, au milieu duquel ilvit comme un animal qui respire dans l'air.

La terre, la lune et les cinq planètes tournent autour du soleil,qui occupe le centre du monde. (Voilà le système de Copernic ,

(1) Arist. Metaphys. 1 , c. 5. Cic. Quæst. Acad., iv, c. 37.

(2) Au tétraetys se rattachait le tétragramme mystérieux de mm, qui joueun si grand rote dans la religion mystique des Clialdéens et des Égyptiens, aux-quels Pythagore avait en partie emprunté ses doctrines.

(3) ; orphyr. de Vita Pythag. ed. Kiesling, p. 30.