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rilEMIÉllE ÉPOQUE.
plus ancien que celui de Ptolémée ! ) Kt la terre, par son mouve-ment de rotation, produit alternativement le jour et la nuit (l).Le soleil, ce l'eu central, est le foyer de la rie et de l’harmonie cé-leste.
Le son est produit par une vibration de l’air, qui elle-même estoccasionnée par le choc des corps ; et la variété du son dépend dela vitesse et de la quantité de la masse.
La théorie des sons, fondée sur le principe des nombres, con-duisit à la théorie des corps célestes (2\
Chacun des corps célestes produit, selon celte théorie, un sonparticulier, déterminé par le mouvement de ce corps. Et la réunionde ces sons, qui sont entre eux dans des rapports parfaits, constituela grande harmonie de l'univers.
Si personne n’entend cette musique, c’est, dit I’ythagorc, parcequ’elle est continuelle, permanente, et que nous y sommes habituésdès notre naissance. Il faudrait qu’elle cessât pour recommencer;car nous ne percevons les sons qu’à cause du silence qui les pré-cède.
Les corps de la nature n’intéressaient Pythagore que commegrandeurs mathématiques en accord avec l’harmonie universelle.C'est pourquoi il dit que tous les corps sont des nombres, et quel'univers, fort bien désigné par le mot xoguo; (harmonie, orne-ment), repose sur des rapports d'harmonie.
Le soleil est la source de la vie; il occupe le centre du monde:ses rayons traversent l'éther, pénètrent les objets les plus cachéspour tout animer. L'âme du monde est, selon Pythagore , la lu-mière du soleil (3).
Tout l'air est rempli d’àmes ou de démons, sous l’influence des-quels sont placés la santé, les maladies, la divination et la ma-gie W-
Les âmes, indestructibles comme la force primordiale d’où ellesémanent, pénètrent dans les corps pour y parcourir des cycles indé-finis. ( Métempsycose.)
(1) Ttv yf,v àv y.'jv.vti) ç;jojJL svtjv, vjy.Tï y.aï r ;vvvTv mieiv. Ai'ist. de Cœlo,Il, c. 13.
(2) Stob. Kd. p. 4G0.
(3) Sext. Einp. adv. Math, ix, § 127. Cic. Nat. deor., i, c. 17. Jainblich. YitaPytli. § 122. Porphyr . de Abstin. n, 15.
(4) Diog. Laert. vin, § 32. Plut, de Plac. i, 8. Cic. de Divinat. i, 45.