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Tome premier.
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PREMIÈRE ÉPOQUE.

On compte parmi les disciples et les successeurs de Proclus , Ma-rinas de Flavie - Néapolis en Palestine , Asclèpiodote dAlexan-drie, qui s'appliqua à l'élude des plantes et des animaux ; Isidorede Gaza , qui regardait les rêves comme des révélations divines ;Sèvèrianus , Héraïscus, Damascius, Simplicius , etc. A cetteépoque, Athènes devint une seconde lois le foyer de l'enseigne-ment de toutes les connaissances comprises alors sous le nom dephilosophie. Athènes et Alexandrie devinrent aussi le centre decette grande lutte que le paganisme soutenait contre létablissementdu christianisme.

Lempereur Justin ferma, en 529, les écoles dAthènes , et con-damna à l'exil les derniers philosophes néoplatoniciens, Damascius ,Simplicius et Eulalius , qui se réfugièrent en Perse. Quelques an-nées après (vers 633), ils revinrent à Athènes ; mais il leur fui impos-sible de relever leurs écoles. LKglisc chrétienne avait tout absorbédans son sein.

Ainsi finit la fameuse école néoplatonicienne illustrée par les der-niers commentateurs païens dAristote et de Platon , après avoirduré environ trois cents ans (220-329) ; et avec lextinction de cetteécole cessa la lutte entre le panthéisme mystique et les dogmes dela religion chrétienne , lutte pendant laquelle on voit, comme je l aidéjà dit, pour la première fois apparaître lart divin et sacré.

S 9.

Magic.

Un mot sur la magie nest certainement pas déplacé dans l'his-toire de la science qui nous occupe. Nous allons encore consulter icile témoignage des anciens.

« La magie comprend, dit Pline, tout ce quil y a de plus propreà intéresser l'esprit et le corps : elle comprend la médecine, la reli-gion etl'astronomie(i). Cest la trinitésacrée des connaissances dela magie, telle que les mages lenseignaient en Orient, cettescience commande aux rois des rois (in Oriente regam regibus ini-pcral) (2). »

Les mages de la Médie et de la Perse exerçaient la même puis-

(1) Hist. liai., xxx, 1.(9.) Ibid,