HISTOIRE DE LA CHIMIE.
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saricc que les druides dans les Gaules et dans les îles Britanniques .Les druides étaient tout à la fois prêtres, médecins, législateurs,juges et instituteurs; en un mot, ils étaient tout, excepté des sol-dats. Ils interdisaient des sacrifices ceux qui avaient encouru leurcensure. L’interdiction était alors une peine terrible, car touthomme interdit par les druides était par cela même mis hors laloi. Tout le monde fuyait à son approche comme à celle d’un pes-tiféré : la société le repoussait de son sein (t).
Bien que les renseignements que nous avons sur les doctrinesdes druides soient fort restreints, il nous est cependant permis decroire qu’elles avaient la plus grande analogie avec les doctrinesmystiques des Égyptiens, des Perses, et de presque tous les peuplesde l’antiquité (2).
« La Bretagne, dit Pline, cultive encore la magie avec un telappareil, qu’elle semble l’avoir transmise aux Perses eux-mêmes.Toutes ces doctrines se sont établies d’un commun accord sur toutela terre, malgré la diversité des nations et le défaut de communi-cation. )>
La doctrine qui représente l’univers et l'idée de perfection parun œuf entouré d’un cercle d’or, symbole du zodiaque, se retrouvechez les druides aussi bien que chez les prêtres d Égypte (3). Il en estde même des nombres sacrés, et de beaucoup d'autres symbolesmystiques.
Homère, qui, dans l'Iliade , garde un silence absolu sur toutce qui concerne la magie, a, pour ainsi dire, basé toute son Odysséesur des récits magiques, tels que l’évocation de l’ombre de Tirésias ,la métamorphose des compagnons d’Llyssc à l'aide de la baguettede Circé, la fable de Protée , etc.
La chaîne d’Homère (catena Homeri) est le nom que les secta-teurs de la magie donnent à une de leurs doctrines principales, donton retrouve encore des traces dans Homère et dans Platon . C’estpourquoi la chaîne d’Homère et les anneaux de Platon sont sou-vent svnonvmes.
(1) Bell. Gallic., vi, 13.
(2) Ibid. Les meilleures sources à consulter sur les druides sont J. Cœs.Comment., B., G., vi, 13 et 14.— Pompon. Mêla, m.—Deiüsd’HalycarntasseAnt. rom., p. 30. — Lactant., i, i.-Suelon-, V ita Claud., c. 25.— Soldn.',c. xxii. — Pline, xxx.
(3) voy. pag. 232.