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Tome premier.
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241
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PREMIÈRE ÉPOQUE. 241

Quest-ce donc que la chaîne dHomère et les anneaux dePlaton ? Voici ce quon répond :

Tous les objets de lunivers sont entre eux dans un rapport desympathie ; car ils émanent tous dun même être, et se rattachent

tous, par un Cl mystérieux, à la même Providence. Il sagit, avant

tout, de trouver le moyen de saisir ce Cl mystérieux qui conduitau bonheur suprême. Or, la magie enseigne que les choses visiblesont une correspondance mystérieuse avec des choses invisiblesdans lordre qui leur est assigné : chaque lumière intellectuelle ason analogue dans la sphère céleste ; lâme de chaque individu estreprésentée par un astre qui lui prédit ses destinées. Lâme etlastre appartiennent tous deux à la région céleste. Dans lordrenaturel, tous les corps de même nature sattirent, se pénètrent etsalimentent mutuellement; lun a besoin de lautre; le manqued'un seul an neau romprait toute la chaîne. Le feu attire lair, et il estlui-même attiré par les animaux. Il y a un mouvement continuelascendant, par lequel les êtres supérieurs communiquent avec lesêtres inférieurs, et réciproquement. Cest ainsique les animaux,les végétaux et les minéraux communiquent perpétuellement avecles astres.

La chaîne dHomère et les anneaux de Platon nous donnent laclef de bien des pratiques magiques et de beaucoup de théoriesalchimiques.

Après la Perse et lÉgypte , la Thessalie passait, dans lantiquité,pour le siège principal de la magie. Thcssalicnne était, chez lesGrecs et les Romains, synonyme de ce que nous appellerions au-jourdhui Bohémienne.

Après Zoroastre, Ostanes passe pour avoir le plus contribué àrépandre chez les Grecs lart magique. Après Ostanes , vient-mocrite, qui commenta les écrits phéniciens dApollobèches deCoptos et de Dardanus, deux célèbres magiciens. Pline, qui nousapprend ees détails, ajoute que Démocrite était pour la magie ceque Hippocrate était pour la médecine. « Cependant ceux qui con-naissent les autres ouvrages de Démocrite nient lauthenticité deses écrits sur la magie (l). »

(1) Pline, xxx, 1.

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