PREMIÈRE ÉPOQEE. 243
Le quaternaire sacré est représenté par la formule du tétra-gramme mn* (IAli des Abraxas), qu’il était défendu de pronon-cer [nom en inej'fabile). /H.V.
Jetons maintenant un coup d’œil sur quelques combinaisons ca-balistiques ayant un rapport plus direct avec les théories du grandœuvre.
L’or est l’ornement (rtn) du règne minéral, comme Jéhovah (mro) est l’ornement du monde des esprits. Or, la réunion des let-tres du premier donne le nombre 209 ; et ce même nombre seproduit, en multipliant le tétragramme sacré par 8 (l).
Ainsi l’or et le nom ineffable du Roi des deux se retrouvent dansla même combinaison mystique. C’est peut-être de là que dériveen partie le nom de roi des métaux , appliqué à l’or.
Jcsod : rc) signifie fondement et en même temps mercure,parce que le mercure est le fondement de l’art trausmutatoire.La nature du mercure est indiquée par le nom 'rtbx ( Dieu vivant ),dont les lettres expriment le nombre 49 , que donnent égalementles lettres 2212 ( étoile).
Mais quel sens faut-il attacher au mot 2212 (étoile)?
Écoutons la réponse : « Le caractère du véritable mercure con-siste à se rocoux rir, par l'action de la chaleur, d’une pellicule appro-chant plus ou moins de la couleur de l’or ; et cela peut se faire mêmedans l’espace d’une seule nuit. « Voilà le mystère qu’indique le mot2212 ( cocaf ), étoile (2).
En substituant à bx [Dieu ) le nom de ^22 (argent), on a lenom de *rt ^22 argent vivant (vif-argent).
Le mercure est désigné , dans la cabale naturelle, par beaucoupde termes différents, tels que eau sphérique ( X 2 ~ 'Zsx), eau d’im-mersion ou de purification (xb2t2n V 2 ), par allusion à l’usagequ’on en faisait dans l’affinage des métaux nobles. On l'appelleencore eau d’or (2.tî ”2), en tant qu'il est supposé jouer le prin-cipal rôle dans la transmutation des métaux imparfaits en or.
Enfin, tous les autres métaux se rattachent, d’après la ca-bale , à des combinaisons mystiques de nombres.
Quant à la matière en général, elle est considérée comme un en-semble d’esprits condensés. Tout est esprit; tout se réduit en esprit.
(1) Kabala denudata (Soliar), t. 1 , p. 442. (SuUbach, in4», 1077.)
(2) Kabala denudata, t. r, p. 441.
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