HISTOIRE UE RA CHIMIE.
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Los objets (le ce monde retourneront au sein de toute lumière. Lecharbon lui-même est une condensation des rayons du soleil;c'est du feu condensé.
On se rappelle (pie Stahl, l’auteur de la théorie (lu pldogistique,établit que le charbon est un des corps les plus riches en phlogis-tique, c’est-à-dire en l'eu condensé.
En résumé, la cabale a la plus grande analogie avec la philoso-phie de Pythagore ; l’une et l’autre proviennent probablement dela meme source. Les combinaisons mystiques, fondées sur lesnombres, sont, dira-t-on, de pures rêveries de l’ancien temps.Soit. Mais aujourd'hui, où l’on proclame si haut l’autorité del’expérience, comme seule infaillible, explique-t-on les combinai-sons mystérieuses des atomes, également fondées sur le principedes nombres?
Si l’on voyait autrefois partout des mystères, nous en avonsaussi, quoi qu’on en dise, un assez grand nombre à résoudre. Et,chose curieuse, ce. sont au fond toujours les mêmes mystères qui, àdes époques différentes, se présentent à l’esprit, revêtus de formesdifférentes; et, confondant généralement la forme avec le fond,on porte sur le tout un jugement défavorable. La pierre philoso-phale et la transmutation des métaux paraissent des idées ridicules,telles que les présentent la plupart des alchimistes. Mais ces idéesn’agitent-elles pas, au fond, le mystère de la composition des mé-taux, que personne n’est encore parvenu à expliquer?
Qu’on ne regarde pas ce que je viens de dire connue une sorte d'a-pologie de la magie et de la cabale, mais comme un avertissementqu’il n’y a rien de plus funeste à la science que l’orgueil stupidede l'homme qui condamne le passé et n’admire que le présent.
Ç il.
Hermès Trismcgistc.
Nous avons déjà eu plusieurs fois l'occasion de nommer HermèsTrismégiste , que les alchimistes invoquent comme un oracle, etauquel ils font remonter l’origine de leur art.
.Mercure était, par une tradition universellement répandue, vé-néré comme l’imenteur de tous les arts, chez les peuples les plusdivers, chez les Égyptiens comme chez les Gaulois (l). Cicéron ne
(1) Dioil. sic., i, 9 . J. Ces.,Bell. Gai., vi.