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FKEMIKUE EPOQUE.
compte pas moins de sept Mercurcs, qui tous recevaient un cultedivin (l). Vulcain , Thoyth ou Thath, et Cadmus , passent égale-ment pour avoir inventé plusieurs arts, qu on mit plus tard sur lecompte de Mercure ou d'Hermès . Vulcain ou Plüha, symbole dul'eu , était l’objet d’un culte particulier chez les prêtres d'Égypte .Thath, dont parle Platon , est (2), selon quelques auteurs, lemême que Hermès , portant le surnom de trois fois très-grand, Tpi?fjLËy.'TTo;. (tuant à Cadmus, que les Grecs font venir de la Phé-nicie , son nom sémitique grécisé signifie du coté de l’orient(ETC}. Il est a remarquer que toutes les fois qu'il est question,dans les livres anciens, sacrés ou prolanes, de quelque art jus-qu’alors inconnu, on le fait venir des pays de l’orient, commede la source primitive de toute science.
Faut-il voir là une simple métaphore du soleil levant, et du cultede cet astre considéré comme la source de toute vie? ou bienserait-ce un indice vague d une communication fort ancienne de lanation la plus reculée vers l'orient, des Chinois, avec les Assyriens,avec les Perses et les Égyptiens? Ces questions, d’un intérêt his-torique immense, nous paraissent à peu près insolubles.
Hermès , tout à la fois dieu du ciel et de l'enfer, symbole delàvie et de la mort, évoquait, d'après les croyances mythologiques,les âmes des décédés, et opérait, avec son caducée, des transmuta-tions et des miracles. C’est pourquoi les philosophes mystiques, lesmagiciens et les alchimistes, ne pouvaient et ne devaient choisirpour patron d'autre dieu que Hermès . De là, l’art transnmtatoiredes alchimistes reçut le nom d'art hermétique ; et il n’est pas éton-nant que le métal, si utile à l’affineur et à l’orfévre, que les an-ciens appelaient eau-argent, et les adeptes, l’essence du grandœuvre, fût consacré à cette divinité, dont il porte encore aujour-d’hui le nom.
Une fois engagé dans cette voie, on ne pouvait pas s’arrêter àdemi chemin. Il était impossible que des hommes qui avaient vouéà Hermès un culte aussi exclusif ne lui supposassent pas des écrits,afin de donner plus d’autorité aux leurs ; car la gloire du maîtrese réfléchit toujours sur celle du disciple. En effet, pendant quel’antiquité garde un silence absolu sur les prétendus écrits d’Hermès ,